Ce plan prévoit le transfert de la quasi totalité des productions actuelles vers la province, entraînant la suppression de plusieurs centaines d'emplois.
Les salariés soutenus par leurs organisations syndicales sont mobilisés pour exiger des garanties collectives pour l'avenir de chacun, en termes de reclassement, de rémunération, de statut, de formation en vue d'une réorientation professionnelle et de mesures pour les plus âgés, mais aussi en termes d'avenir du site et des conséquences pour les sous-traitants et les salariés précaires.
Considérant l'impact social de cette restructuration, à une époque où les différents comptes sociaux ont besoin de ressources nouvelles ;
Considérant les conséquences sur un bassin d'emploi déjà fragilisé par un contexte économique difficile ;
Considérant l'importance stratégique de l'industrie pharmaceutique pour le développement économique du Val-de-Marne dans le cadre notamment du pôle de compétitivité MEDICEN et donc la nécessité de maintenir une activité diversifiée de recherche et de production dans notre département ;
Considérant la place centrale de Sanofi Aventis dans l'opération d'intérêt national Seine Amont, et les contradictions entre cette restructuration et le protocole régissant cette opération d'intérêt national qui affirme des objectifs ambitieux en terme de développement économique sur ce territoire ;
Considérant le bénéfice réalisé en 2006 et en 2007 par ce groupe, plus de 7 milliards d'euros pour chacun de ces deux exercices ;
Considérant que les problèmes de pollution de ce site sont uniquement liés à des sous-investissements chroniques pendant des années ;
Considérant le rôle important joué par l'état dans la fusion Sanofi Aventis, notamment par son ministre des finances de l'époque Nicolas Sarkozy,
-Le conseil municipal :
Fait et délibéré en séance, le 8 avril 2008