Article paru dans Choisy-ma-ville du mois de juin 2008, dans l'expression des groupes politiques.
Alors que le monde devrait être hospitalier à tous les hommes, le constat est là, accablant, fuite devant la misère, "réfugiés climatiques", émeutes de la faim, guerre de l'eau. L'heure est à
l'inégalité la plus infamante: jamais les profits n'ont été aussi grands dans le monde et nous ne sommes pas capables de nourrir la planète, ni de la protéger ; nous ne sommes pas capables
d'imposer partout la paix et la santé ; nous ne sommes pas capables de trouver à chacun sa place dans la société.
Nos richesses sont notre sol et ce que nous en faisons (logement, entreprises, voirie, services publics...). Ce sont aussi les personnes, chaque travailleur et chaque privé d'emploi, chaque enfant et chaque retraité. Nous ne pouvons pas nous permettre de privilégier l'un au détriment de l'autre, sous peine de perturber l'équilibre. La socialisation est le mécanisme par lequel la société intègre ses membres en leur transmettant ses valeurs, normes et croyances.
Notre planète doit durer : nous devons nous poser cette question avant toute proposition et toute décision politique. Le sens de nos actions doit être déterminé par cette orientation. Nous devons, à partir du local surtout, faire les efforts pour cette mondialisation là. Pour que notre ville soit ouverte au commerce, à la recherche, à la production de biens et services, en somme pour que notre ville soit active, elle doit gérer durablement ses richesses.
Nous devons garder en tête que la question du "financement est un prétexte à l'impuissance".*
Développement durable, ville citoyenne, revenus de transfert équitables, projections urbaines, autant de voies à emprunter vers la modernité. Cette voie, c'est le rejet de la violence faite aux milliards d'êtres humains dans le monde (guerre, famine, catastrophes climatiques), il s'agit de préserver les richesses naturelles et culturelles.
Le monde commence dans notre ville, tel est le sens de notre engagement aux côtés des sans papiers. Ce monde doit être hospitalier à tous les hommes qui, à l'heure actuelle, fuient leur pays.
Il s'agira tout simplement de défendre la liberté, l'égalité, et la fraternité ici et partout dans le monde.