Depuis plus d’un an, le pouvoir sarkozien s’est caractérisé par une volonté de favoriser les plus riches (cadeau de 15 milliards) avec un bouclier fiscal qui protège les revenus les plus élevés et par une volonté de réduire le coût de tout ce qui est service public et en premier lieu celui de l’Education Nationale.
Pour améliorer son fonctionnement, le ministre n’a rien trouvé de mieux que d’alourdir les programmes de l’école primaire, de réduire les horaires d’enseignement de 26 à 24 heures et de supprimer des postes : 11 500 en 2008 (surtout dans le second degré) avant 13.500 en 2009 (surtout semble-t-il dans le 1er degré).
Suppression des cours le samedi matin :
Cette mesure démagogique de « confort » ne tient aucun compte des rythmes de développement de l’enfant comme le montrent les travaux des chercheurs en pédagogie et réduit les horaires d’enseignement alors que de nouveaux programmes alourdis ont été élaborés, à la va-vite, sans aucune concertation.
Soutien scolaire :
Un nouveau type de soutien de 2 heures par semaine pour les élèves en difficulté sera placé compte tenu de la semaine de 4 jours, selon les écoles entre 12 et 14 heures ou après 16 h 30 ; il conduira à stigmatiser encore plus les élèves concernés qui eux n’auront pas classe à ces moments là, sans parler des remises à niveau pendant les vacances scolaires dont l’efficacité reste à prouver !
Ces mesures démagogiques veulent faire croire aux parents qu’il y a des solutions miracles. Associées aux suppressions de postes, elles remettent en cause toutes les stratégies de soutien qui doit se dérouler pendant le temps scolaire développées avec succès par les d’enseignants spécialisés des réseaux d’aide (RASED) pendant le temps scolaire. Les RASED d’ailleurs ne sont même pas évoqués dans les nouveaux textes ! vont-il disparaître ? Les postes de soutien-lecture en ZEP sont remis en cause ! etc., etc.…
Les projets de transformation de la formation des maîtres, avec un recrutement au niveau du master et la disparition de l’année de formation professionnelle, impliquent à terme la disparition des IUFM et font augurer d’une nette diminution de la qualité de la formation.
Toutes ces mesures vont bien au-delà de simples aménagements. C’est une remise en cause fondamentale de l’Ecole de la République : c’est une volonté affichée de faire rentrer à l’école un principe de rentabilité financière. La suppression de la carte scolaire mettant les écoles en concurrence et les hiérarchisant de fait, risque de créer ainsi une école à plusieurs vitesses, le tout au détriment de l’intérêt des enfants
A Choisy-le-Roi, en raison d’une augmentation régulière et positive de la population de notre ville, 8 classes ont été ouvertes à la rentrée, 5 en maternelle, 3 en élémentaire : la municipalité a pris toutes les dispositions (travaux, mobilier scolaire, restauration, 5 postes d’ATSEM) pour assurer une rentrée satisfaisante malgré le fait que les dotations de l’Etat ne tiennent aucun compte pour l’instant de cette hausse démographique.
Par ailleurs l’Etat continue à se désengager dans tous les domaines en transférant les charges sur les collectivités territoriales alors que les premiers éléments concernant le budget 2009 sont inquiétants.
Une indispensable prise de conscience est en train de naître pour lutter contre cette situation.
Le 5 septembre 2008
La municipalité agira avec les parents d’élèves et les enseignants contre ce démantèlement programmé de l’Education Nationale.