Vendredi 22 mai 2009
5
22
/05
/2009
15:59
Tout le monde a encore en
mémoire les 1.500 victimes de gaza, les destructions aveugles, les tirs sur les écoles, les bâtiments de l’ONU, les massacres de civils innocents.
La Palestine souffre du refus de l’Etat Israélien de reconnaître l’existence d’un Etat Palestinien avec sa capitale Jérusalem-Est. Avec l’élection d’un gouvernement de coalition droite –
extrême droite – parti travailliste, l’heure est à l’accélération de la colonisation. On peut le voir à Jérusalem où avec la construction du tramway, c’est une nouvelle ligne de séparation qui
apparaît renforcée par les implantations de colonies. On peut le voir également avec la construction du mur qui jouxte les camps palestiniens rendant l’espace infranchissable. Petit à petit c’est
une stratégie de grignotage de l’espace palestinien qui se met en place avec le mur, les colonies et les destructions de maisons et les spoliations de terre agricole, les mains mises sur les
approvisionnements en eau.
C’est clairement une stratégie visant à rendre impossible l’existence de deux états dans des frontières garanties qui se met en place et qui ravive tous les dangers en faisant de cette région l’un
des endroits où se joue la paix du monde.
Alors, que faut-il faire ? Il faut que la communauté internationale sorte de sa passivité et exige d’Israël qu’elle applique les résolutions de l’ONU stipulant l’évacuation des territoires
occupés et le retour aux frontières de 1967. Il faut que l’Europe en particulier exige que cessent la colonisation, les destructions de maisons, les spoliations de terres, les entraves à la liberté
de circulation, et que soit détruit le mur qui défigure et mutile le territoire Palestinien et les Palestiniens eux-mêmes.
Revenant d’un voyage en Palestine avec deux autres élus Choisyens : Hassan Aoummis et Gérard Chambon, nous avons fait l’expérience de ce calvaire imposé aux Palestiniens et aussi aux arabes
Israéliens, nous avons fait aussi l’expérience du besoin de solidarité politique. Avec nos amis du camp Palestinien de Bir-Zeit, nous avons décidé de nouer des liens de solidarité et de fraternité.
Alors retenons ce nom désormais Choisyen : « Bir Zeit » en Palestine.
Par Jean Joël Lemarchand
-
Publié dans : Expression des élus
0
-
Recommander