L’appel de la société civile palestinienne - La société civile palestinienne a lancé le 9 juillet 2005 un appel au Boycott, aux Désinvestissements et aux Sanctions contre Israël jusqu’à la fin de l’occupation des territoires palestiniens et tant que ce pays ne respecte pas le droit international. Cet appel, connu sous le nom de campagne « BDS », réunit plus de 170 organisations palestiniennes regroupant les trois composantes de la société civile : les Palestiniens sous occupation, les Palestiniens citoyens d’Israël et les réfugiés palestiniens.
Cette campagne est à l’image du boycott de l’Afrique du Sud de l’Apartheid. Elle est une action citoyenne, non-violente initiée par les Palestiniens eux-mêmes pour lancer un courant d’opinion
internationale décidé à soutenir leur droit en tant que peuple. Site web : http://bdsmovement.net/
L’appel de 2005 a reçu un écho grandissant dans le monde. Il a été endossé par de nombreux individus, syndicats, partis politiques et autres organisations qui veulent manifester concrètement leur
solidarité internationale.
En France, le mouvement a réellement commencé à décoller après les grandes manifestations, lors des massacres de l’armée israélienne à Gaza. Il regroupe à présent de nombreuses associations et
des individus d’origines et de sensibilités diverses qui se sont réunis pour rédiger une charte des principes qui guident les actions de la campagne BDS France.
En particulier, cette campagne de Boycott de l’Etat d’Israël en tant qu’occupant et colonisateur, comme celle du Boycott de l’Afrique du Sud de l’Apartheid, n’est pas une fin en soi, destinée à
discriminer une population. Elle constitue un outil de pression sur nos gouvernements pour qu’ils appliquent des sanctions, et un levier sur le gouvernement israélien, qui servira à imposer la
seule issue pour cette région : l’application du droit international et le respect des droits des Palestiniens.
Cette campagne s’inscrit dans un combat permanent contre toute forme de racisme, qui ne vise pas des personnes ou des groupes en raison de leur origine ou de leur religion juive, ni leurs
entreprises ou leurs produits, ni même la société israélienne et les individus qui la composent, en tant que tels. Cette campagne vise la politique coloniale d’occupation israélienne et ses
partisans, elle est non-violente et respecte les personnes et les biens.
Cette campagne commence déjà à remporter des succès :
• La société française Véolia, qui participe à la construction d’un tramway reliant Jérusalem aux colonies, a perdu plusieurs marchés pour cette raison.
• La banque Dexia, qui participe au financement des colonies, y a retiré ses capitaux. Dans certains pays, des gérants de fonds de pensions ont accompli la même démarche.
• Un mouvement prend corps contre le projet du conseil régional de la région Languedoc Roussillon, de transformer le port de Sète en plateforme d’entrée en Europe des produits de la société Agrexco, qui commercialise des fruits et légumes dont 70% proviennent des colonies.
Tous ces succès doivent nous encourager à continuer résolument sur cette voie.