A toutes les soeurs

Publié le par Samia Bentounès

Bentounes-S-2.jpgA toutes les femmes de Choisy qui vivent dans notre ville et la font vivre. A toutes celles qui :

 

habitent et travaillent et observent l'évolution de notre urbanisme, dans les anciens et les nouveaux quartiers.

fréquentent nos lieux publics, nos rues, nos commerces.

se rencontrent et échangent, font des projets, pour un avenir meilleur.

investissent de leur temps dans des associations, dans la vie politique.

contribuent au lien social par leur présence dans les quartiers, dans les écoles, les entreprises, les services publics.

 

A toutes celles aussi qui:

 

perdent tout ou partie de leur famille ou de leurs proches dans des pays lointains plus ou moins en guerre, tués par des militaires armés jusqu'au dents.

connaissent la misère, la pauvreté, le chômage.

travaillent dans le service public par vocation, dévotion, et à qui l'état demande aujourd'hui de «mériter» une hausse de salaire, moyennant quoi de toutes façons elles devront travailler plus et surtout plus vite.

sont inquiètes pour leur santé face à des hôpitaux malades, pour leur culture et les intermittents maltraités, pour leur emploi ruiné par les salaires de notre aristocratie.

subissent la réduction d'effectifs dans les écoles, les écoles, les lycées, ainsi que le temps de présence des élèves, et qui soutiennent les enseignants.

 

A toutes les autres enfin. A toutes mes sœurs.

 

Nous célébrons chaque année la journée du 08 mars comme étant celle de la femme.

Au départ, en 1910, elle a participé de la propagande en faveur du  droit de vote des femmes (c'est pour des élections municipales que les femmes ont eu le droit de voter la première fois, le 20 avril 1945).

Aujourd'hui l'égalité semble acquise, au moins en théorie. Les révolutions modernes ont ceci de particulier qu'elles sont très rapides, parfois trop, Ceci explique le décalage entre les lois, notamment en termes d'égalité socio-professionnelle, et la réalité du terrain. Nos sociétés n'ont pas évolué aussi vite que les techniques internet ou l'émancipation des femmes. Mais l'orientation est donnée, même si beaucoup de travail reste à faire. Pourquoi ne pas en faire un jour férié comme au Laos, en Algérie, en Ukraine, au Burkina-Faso?

 

Si l'on veut continuer à donner un sens à cette journée internationale du droit des femmes, n'oublions pas que quand seront éradiquées les violences faites aux femmes, les hommes et les femmes seront capables de bannir les guerres.

Publicité

Publié dans Expression des élus

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article