Dans quel monde vit-on ?
Dans quel monde vit-on ? Chaque jour amène son lot d’informations catastrophes et d’inquiétudes. Médicaments non remboursés, manifestations paysannes et lait répandu, votation sur la poste et 2 millions de français qui se prononcent contre la privatisation. Suicides terrifiants à France Télécom et chez Renault, et combien d’autres, inconnus mais reliés aux mêmes causes. Qu’on ne s’y trompe pas, à travers ces terribles évènements, cette souffrance sociale, c’est un changement de civilisation qui s’annonce, l’arrivée de la société libérale gérée par la seule marchandise et les profits du retour sur investissement. Les banques se portent bien, les profits financiers aussi, merci pour eux. Vous avez bien entendu : « rien ne peut s’opposer à la concurrence libre et non faussée » et conformément aux directives européennes, toutes les niches de service public, tous les rouages étatiques qui jusque là organisaient des services, des compétences, une autorité d’Etat échappant au monde des biens, tout cela doit disparaitre et tomber dans le monde marchand. Les grands secteurs qui jusque là relevaient d’une gestion publique, doivent désormais se plier aux règles de la marchandisation. Santé, électricité, eau, communication, alimentation, services de solidarité (protection sociale), et compétences et missions des villes et départements qui jusque là intervenaient efficacement avec des fonds publics sur des missions qui même si elles ne relevaient pas de la compétence administrative, relevaient de la nécessaire solidarité avec les populations. Est-il possible de se représenter la région Ile-de-France, le département du Val-de-Marne, notre ville, autrement que dans leurs compétences vitales pour notre population ? Crèche, santé, protection maternelle et infantile, financement des collèges, entretien des routes…. Qui ne voit que dans ces financements croisés se joue la vie des populations du département et celle des habitants de notre ville. Le coup de force de la réforme des collectivités territoriales, c’est la volonté de monsieur Sarkozy et de sa majorité de l’UMP de changer de cap de civilisation en soumettant tout au profit. C’est aussi la volonté de notre groupe UMP de notre Conseil Municipal, ne leur en déplaise. Suppression du département, création d’un Grand Paris autoritaire et mettant à mal le droit des sols dans les villes, leur possibilité d’aménagement, révision à la baisse des financements d’Etat, suppression de la taxe professionnelle (7 millions d’euros dans notre ville, l’équivalent d’une école maternelle neuve), transfert accéléré sur les communes d’une série de dépenses (sécurité, politique de la ville, services administratifs…). Au moment om nous entrons en préparation du budget de la commune, avec vous, nous rêvons d’autre chose. Notre ville grandit, se modernise, elle a besoin d’équipements nouveaux, il y a des besoins nouveaux. Alors nous disons très clairement que nous ne laisserons pas s’installer la catastrophe. Choisy ville sans théâtre, sans cinéma, sans école nouvelle, sans centre aéré nouveau, sans restauration scolaire améliorée, Choisy « ville d’incompétences » ? Avec vous nous ne laisserons pas faire et nous vous proposons de donner cap à la révolte qui se profile. Dans l’action autour du budget rassemblons nous, dénonçons le recul préparé, installons l’exigence de moyens nouveaux pour les communes (70 % d’investissement public) pour notre commune, battons nous ensemble pour notre ville, pour notre vie. Oui, nous voulons une ville où, avec vous, nous voulons bien vivre, envoyer nos enfants à l’école rêver au théâtre et au cinéma, nous loger dans des conditions décentes, travailler, bénéficier de missions de service public égales pour tous, c’est cette vie là que nous voulons.