« En fait-on trop autour du Père Noël »
C'est ainsi que s'interroge un grand quotidien qui dans ses pages val-de-marnaises, s'intéresse à la gestion des marchés dans notre ville. J'ose dire que même si l'on n'est pas «marchand », « le marchand » cela ne vous dispense pas d'un minimum d'honnêteté dans l'approche de la question. Faire ses courses nécessite un minimum de rigueur et de travail et ne peut se réduire en titre à « la gestion des marchés empoisonne la ville » le cadeau est en effet empoisonné, car de quoi s'agit-il ? D'abord, de la sortie d'un contentieux qui dure depuis plus de cinquante ans avec des contrats prolongeant au bénéfice du délégataire.les conditions de la délégation, ensuite un passif financier au détriment de la ville se montant à environ neuf million d'euros. Avec la délégation de service public adoptée c'est enfin la sortie de ce contexte en préservant les intérêts de la ville et de ses habitants. La chose a été obtenue dans le strict respect de la légalité et des procédures, notons au passage que la Cour des Comptes avait donné raison à la ville précédemment sur l'anormale durée des contrats, presque léonins. C'est en effet toute une équipe de responsables administratifs, d'hommes de loi qui par un trayail acharné en liaison avec notre maire, Daniel Davisse, a permis cette nouvelle avancée. Avant de regarder « l'empoisonnement » regardons plutôt en direction de la mutation de nos marches telle qu'elle est désormais possible, quatre marchés construits à neuf, un marché du centre retourné sur l'avenue Jean Jaurès, un vrai marché du soir, un marché des Navigateurs bien ancré dans la nouvelle ZAC des « hautes-bornes », un marché des gondoles qui continuera son extension. Notre ville, et c'est l'évidence, continuera, au moment où la pérennité des marchés alimentaires est en jeu (les grandes sociétés agro-alimentaires travaillent à la main mise complète sur ce secteur, il suffit de regarder l'évolution du marché de Rungis) », notre ville, donc continuera à défendre et à promouvoir ses marchés. Alors, « Bérengère » sans vous déranger, arrangez-vous pour faire vos courses à Choisy le Roi, réorientez-vous vers les marchés de bouche, ne confondez pas l'exploitation des marchés avec la guerre de tranchée. En un mot passez donc un marché pour que votre écriture soit comme les pommes, les poires, les scoubidous, les laitues. Renoncez à nous tailler un steak de chair fraîche, laissez faire « le marchand » qui a cru vous avoir répondu au téléphone.