Monsieur Sarkozy, répondez au peuple : vive les luttes !
Les élus du groupe "Communistes et partenaires" apportent leur soutien massif au personnel communal en grève, depuis plus la mi-octobre pour combattre le projet de réforme des retraites mis en oeuvre par le gouvernement et le MEDEF.
Nous sommes des millions dans la rue pour défendre ce droit fondamental d'une retraite à 60 ans et à taux plein. 70 % de l'opinion publique rejette également cette réforme.
Pour autant, Nicolas Sarkozy et son gouvernement, dont le seul objectif est de répondre aux exigences des puissances de l'argent, méprisent les attentes populaires. Depuis longtemps, le caractère de classe d'une politique n'avait été aussi marqué : on fait systématiquement payer les salariés, on casse les services publics pour payer les effets de la crise et on ne touche surtout pas aux privilèges des plus riches. On sait que, à cause de la crise économique, ce sont 34 milliards gui manquent à la Sécurité Socialeet que, depuis 1983, les milieux financiers ont volé chaque année, sous forme de dividendes, de stock-options ou de parachutes dorés, plus de 100 milliards d'euros. Financer durablement le système de retraite par répartition suppose d'aller chercher l'argent où il se trouve. Trois chiffres illustrent l'impossible coexistence du capitalisme financier avec notre système de protection sociale par répartition : entre 1993 et 2009, le volume des cotisations sociales a augmenté de 19%, tandis que le PIB, notamment en ra
ison des gains de productivité, augmentait de 33% et que les revenus des entreprises et des banques progressaient de 143%. Par ailleurs, la part des produits financiers dans la valeur ajoutée des entreprises est désormais près de deux fois supérieure, à 29% contre 15% à celle de leur cotisation sociale. Nous le redisons fermement, il est possible de sauver notre système de retraite, en procédant à un rééquilibrage drastique de la répartition des richesses produites en faveur des salariés et ce, évidemment au détriment des actionnaires et spéculateurs de toutes sortes. Entre travail et capital, il faut choisir. Pour nous, élus communistes et partenaires, notre choix est fait : nous ne céderons pas. Nous réaffirmons notre soutien au personnel communal et soutenons les partis du Front de Gauche dans leur appel à tous les élus aux manifestations à venir.
Au moment où nous écrivons ces lignes, nul ne sait quelle sera l'évolution de la situation. Dans tous les cas, les luttes reviennent en force et c'est la donnée principale de la situation. La grève n'est plus un rêve ! Le fond de l'air est rouge de colère !