Un développement humain et durable

Publié le par Patrice Diguet, conseiller municipal délégué à l'urbanisme

Diguet-P-1.jpgNotre ville s’est engagée, lors du conseil municipal du mois de mai dernier, dans un processus d’élaboration d’un agenda 21. Malgré ce que laisse croire l’opposition municipale, les élus communistes et partenaires ne sont pas opposés à cette démarche, loin s’en faut. Notre souci est simple : nous ne voulons pas laisser croire que tout peut se régler au plan local. Le développement soutenable ne se résume pas à la préservation de l’environnement. C’est aussi une vie économique et sociale harmonieuse, qui ne laisse personne au bord du chemin. L’interaction entre économique, social et environnemental est inscrite en clair dans les textes fondateurs du sommet de Rio.

 En terme d’environnement, nos actions ont toujours été empreintes de bon sens, qu’il s’agisse de maitriser les consommations d’énergies liées au chauffage des bâtiments communaux ou à l’éclairage public, de maitriser les consommations d’eau. Qu’il s’agisse encore de la collecte sélective des déchets afin d’en permettre la valorisation. De même, chacun peut vérifier la qualité de nos espaces verts et notre volonté de les préserver.

Sur le plan économique, nous privilégions les programmes d’activités dans les opérations d’urbanisme, et pas seulement tertiaire, afin de prendre en compte les aspirations professionnelles de notre population. Enfin, sur le plan social, chacun reconnaitra les efforts de notre municipalité dans ce domaine.

 Penser global et agir local, oui certes, mais le besoin d’actions globales est primordiale. Nous voyons bien les limites de notre action au plan local. Comment concilier un taux d’emplois proche de 1 sur notre ville quand l’INSEE annonce pour 2009, la destruction de 256 100 postes de travail. Du jamais vu depuis 1945. S’il parait simple d’assurer la mixité de la population, à travers la construction de logements, la mixité des emplois dépasse les compétences communales : l’exemple de l’Imprimerie Nationale en est la criante illustration.

Aujourd’hui, en 2010, 2 500 choisyens sont sans emplois, près de 1 000 bénéficient du RMI et 2 800 de la CMU, 31.7% des ménages choisyens ne sont pas imposables. C’est cela la réalité sociale de notre ville. Assurer le plein emploi et des ressources décentes à chacun, ce doit être cela la priorité au plan national. Parler de développement humain, durable. Bannir le mot « charité » de notre vocabulaire et le remplacer par le mot « solidarité ».

 Nous nous voulons une ville accueillante et solidaire. L’épisode scandaleux de l’expulsion du camp Rom dans notre ville au mois d’août en est l’illustration. L’État décide l’expulsion et jette à la rue des populations démunies, avec des enfants, dont 1 bébé de 10 jours. Nous avons pris nos responsabilités en décidant de les héberger provisoirement. Après notre rencontre avec le Préfet le 18 août, plus que jamais, nous avons le devoir d’appeler notre gouvernement à un peu plus d’humanité et à prendre ses responsabilités jusqu’au bout en trouvant, avec la communauté européenne, les moyens matériels et humains au règlement de ce douloureux problème qu’est l’immigration rom.

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Publié dans Expression des élus

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