Voilà ce qui risque d’arriver si nous laissons faire !
- Interview fictive du maire de Choisy en 2020 :
Monsieur le maire, vous êtes aux commandes de la commune. Voilà maintenant 8 ans que la cour régionale des comptes gère le budget municipal. Pouvez-vous nous expliquer brièvement comment nous en sommes arrivés là ?
"C’est très simple. Quand dans le même temps, le gouvernement dirigé par M. Sarkozy a demandé aux communes toujours plus de services (carte d’identité, passeport, permis de conduire, RSA, crèches, ….), et qu’il a réduit drastiquement leurs recettes, elles n’ont pu être qu’en déficit. Et à l’inverse de l’État, les communes n’en ont pas le droit. Tout a commencé en 2010 avec la suppression de la Taxe Professionnelle. On nous avait promis à l’époque (mais nul n’y croyait) une compensation de cette part importante de nos ressources (7 millions d’euros en 2009). Le seul choix possible avait été de faire peser une fois encore une imposition plus lourde sur les ménages, comme si les entreprises ne bénéficiaient pas des rues, de l’éclairage public, et j’en passe. Dans le même temps, l’État avait décidé de faire payer la Taxe Carbonne aussi aux collectivités territoriales, …"
…
Trente ans plus tard, c’est encore plus inquiétant. Interview fictive du maire de Choisy en 2050 :
Monsieur le maire, vous êtes le nouveau maire, comment voyez vous l’avenir pour vos concitoyens ?
"Tout d’abord, je tiens à rappeler que j’ai été élu ainsi que mes 3 colistiers tout récemment. C’est la première fois que nous ne sommes que 3 pour diriger la ville, mais cela suffit amplement, maintenant que le service public ne s’occupe plus que des cartes d’identités et des mariages. Quand je pense qu il y a quelques années, la commune prenait en charge les écoles, les personnes âgées ou encore les jeunes, qu’il existait la sécurité sociale, des congés payés, et j’en passe.
L’avenir pour les Choisyens se présente au mieux. S’ils acceptent de travailler gratuitement ou presque, de ne pas se plaindre sans cesse, la police municipale ne les poursuivra pas".
Comment en est-on arrivé là ?
"Nous avons réussi à supprimer toutes les avancées sociales et nous sommes enfin revenus à une société basée sur la naissance de sang. Certains ont la lourde responsabilité de penser pour les autres. Finie l’école pour tous (elle coûtait beaucoup trop chère), finies les vacances pour tous (d’autant que beaucoup ne pouvaient pas partir, autant qu’ils travaillent !), finis les logements pour tous (là encore nous avons réussi à supprimer les logements sociaux, même si les bidonvilles ne sont pas esthétiques, ils ne nous coûtent rien).
Nous sommes revenus aux vraies valeurs. Certains sont nés pour travailler à rendre la vie plus douce et plus belle pour les biens nés. Dans cette perspective, notre municipalité s’est engagée à ne réclamer la taxe d’habitation qu’aux plus pauvres des Choisyens, afin de ne pas pénaliser les plus nantis, comme c’est le cas depuis l’avènement de la famille Sarkozy au pouvoir. Ainsi l’argent peut être investi en bourse ou dans les fonds de placement".
Voilà ce que notre société peut devenir si nous ne réagissons pas. Une société où les plus riches seront encore plus riches. Les autres devront dépenser sueur et sang pour les engraisser. Cette société là, nous n’en voulons pas. Nous nous sommes battus depuis des décennies pour des avancées sociales formidables (congés payés, sécurité sociale, l’école et le logement pour tous, des salaires décents pour tous, …). Tant de combats gagnés, tant de luttes acharnées, tant de victoires pour les salariés, victoires aujourd’hui remises en cause.
Le démantèlement systématique et violent des services publics est une réelle régression pour la France. C’est le retour annoncé à la société de l’Ancien Régime, celle qui a connu la Révolution et l’abolition des privilèges.
Parce qu’ILS veulent une société basée sur l’injustice sociale. Parce qu’ILS démantèlent tous les services publics. Parce qu’ILS étranglent les collectivités locales. Parce qu’Ils décident seuls, sans concertation. Parce que même dans leurs rangs, ces projets sont fortement critiqués. Parce qu’en France, on ne peut pas faire n’importe quoi. Nous comptons sur Vous pour participer activement à la bataille pour sauver les recettes de notre commune, et ainsi permettre de poursuivre ce pourquoi nous avons été élus : rendre service à la population choisyenne et rendre notre ville plus agréable encore.
Permettez-moi, malgré cette inquiétude forte, de vous souhaiter au nom du groupe communistes et partenaires une bonne année 2010