Le naturel de leur inimaginable
150 milliards de dollars pour arrêter la cascade des bulles financières qui crèvent dans le monde entier. Inimaginable au moment où des régions entières du monde sont dans la famine, la guerre, la pauvreté. Des milliards d'Euros qui partent en fumée et les employés de banque qui font leurs cartons. La puissance financière se montre telle qu'elle est, provoquant sa propre chute, martyrisant au passage des populations entières, compromettant l'avenir de la planète, nous installant dans la catastrophe. L'absurdité criminelle de cette accumulation de profits pour le profit n'est plus à démontrer et il est temps de maîtriser cette puissance financière, de la mettre à contribution pour la satisfaction des besoins humains.
Ici dans notre ville au moment où va se discuter le budget de la nation et dans deux mois le budget municipal nous lançons un cri d'alarme. La loi de finances qui se prépare n'est pas séparable de ce contexte : diminution de la dépense publique, de l'ensemble des dotations. L'objectif de M. Sarkozy est d'installer une situation où les collectivités sans moyens sont laissées seules face à la crise. La casse des services publics va se continuer, postes, hôpitaux, écoles, et maintenant les services publics communaux ? L'addition est plus que lourde, c'est une soustraction humaine, comment alors se nourrir, se loger, faire vivre sa famille décemment dans un tel contexte ?
Pour notre part, nous agirons avec vous pour que notre budget soit doté des moyens nécessaires à la satisfaction des besoins des Choisyens. Nous serons avec vous dans l'action, avec une pétition pour faire entendre cette exigence. Dans les prochains jours, nous nous rencontrerons dans les quartiers pour débattre avec vous, pour agir avec vous, pour que Choisy continue à se moderniser, continue ses solidarités, continue son service public communal. La mer de la crise est déchaînée, mais au lieu de sortir un canot de sauvetage pour les banques, il faut exiger la contribution des actifs financiers au développement des services publics. Oui, il faut un autre regard sur la vie, les bords de Seine ne sont pas un territoire de spéculation, mais un territoire de satisfaction des besoins. Nous porterons ce fer là au cœur de leur inimaginable.