La richesse financière est bien là, pourquoi serait-elle absente de notre ville ?
Au moment où notre pays connaît une crise financière sans précédent et où le gouvernement renfloue les groupes bancaires à hauteur de 350 milliards d'euros, c'est le pain sec pour les salaires, les services publics, la santé, l'école et les collectivités locales.
Dans la préparation de la loi de finances, ce qui est en jeu c'est la survie des collectivités locales : dotations gelées à un niveau inférieur à l'inflation réelle, possibilités d'investissements réduites pour les communes. Ainsi a-t-on entendu récemment la ministre de l'économie et des finances déclarer "l'investissement effectué dans la banque Dexia doit viser à la rendre profitable". Ainsi, la banque Dexia, banque des collectivités locales, au lieu de consentir des prêts à taux préférentiels aux collectivités locales, dont la nôtre, va-t-elle désormais se mettre dans une logique de "profitabilité", en clair de rentabilité et d'augmentation de ses bénéfices.
Construire des écoles, entretenir sa voirie, construire des équipements sportifs, des logements, tant cela nécessite des investissements et ceux des collectivités locales représentent 70% des investissements publics. Ces investissements sont une réponse aux besoins des populations et dans une ville comme la nôtre, engagée dans un ANRU (opération de renouvellement urbain), un pôle intermodal, les constructions de nouveaux quartiers (Chantereine, quartier du Port), une ville qui est en marche vers les 40 000 habitants, qui a besoin d'équipements nouveaux, crèches, écoles, qui a besoin d'entretenir le patrimoine existant. Comment allons-nous faire au moment où nous entrons dans la période d'examen de notre budget ? Comment maintenir l'ensemble des services rendus ? Comment maintenir le quotient familial ? Comment maintenir notre contribution à la culture, au sport ? Pourrons-nous conserver la totalité des personnels existants et les missions du service public communal ?
Et puis, enfin, comment ne pas voir, que la décision du tribunal administratif qui frappe notre Maire, à qui nous voulons dire toute notre solidarité, a à voir avec cette situation générale. Veut-on par une telle décision faire de Choisy-le-Roi une ville de rentabilité et de spéculation ? Cette décision fait fi du suffrage universel -1300 voix séparent les deux listes-et est complètement démesurée par rapport à la réalité des faits. Nous en appelons à amplifier la protestation à propos d'une décision qui nous touche tous, nous en appelons à manifester notre solidarité à Daniel Davisse, notre Maire.
Pour notre part nous ne baisserons pas les bras et nous vous invitons dans la préparation du budget, dans les visites de quartier à prendre part aux actions qui s'imposent. La richesse financière est bien là, elle doit contribuer au bien-être de tous et en premier lieu au financement des collectivités locales. La période qui s'annonce va être encore plus dure aux plus faibles, nous ne sommes pas décidés à laisser faire, alors à bientôt dans l'action.