Services publics en danger ! Des milliards d’euros pour les banques.
La crise économique et financière, comme les choix gouvernementaux fragilisent considérablement les conditions de vie de nos concitoyens. Tout laisse à penser que cela va s'aggraver fortement dans la prochaine période. Les structures sociales départementales, les CCAS sont de plus en plus confrontées à cette dure réalité ; les collectivités sont en première ligne pour y répondre. Le mouvement associatif est de moins en moins reconnu et soutenu.
Et ceci d'autant plus que la volonté gouvernementale de baisse des dépenses publiques dans le cadre de la réforme de l'Etat se traduit par l'affaiblissement ou la suppression de services d'Etat sur notre territoire (jeunesse et sport, DDE, DDASS...), un plan banlieue sans ambitions, ni moyens, et un vaste plan de 30000 suppressions de postes pour 2009. C'est un démantèlement systématique des services publics.
Les collectivités locales constituent un rempart indispensable pour protéger et aider les val-de-marnais à affronter les difficultés quotidiennes. Cela passe par la capacité de mettre en œuvre des services publics utiles et efficaces pour répondre aux besoins de la population. Cette capacité concrète se démontre tous les jours dans les villes, le département, la région dans l'accueil de la petite enfance, la vie des établissements scolaires, le portage à domicile des repas pour les personnes âgées, des aides pour favoriser le transport en commun des jeunes, le nombre de parcs, l'aide sociale aux plus défavorisés, le logement social, la culture, le sport ... Elles sont les locomotives de l'investissement en réalisant 73% des investissements publics.
Alors qu'un véritable plan de relance devrait s'appuyer sur les collectivités, c'est l'inverse qui se produit avec une violente dégradation des rapports entre l'Etat et les collectivités, par la baisse en euros constant des dotations, par le non-remboursement des compétences transférées (325 millions par exemple depuis 2003 pour le Conseil général) ou le désengagement de grands projets comme l'ANRU. C'est aussi les inquiétudes au regard du débat actuel mené à marche forcée sur la réforme des collectivités et ses différents projets.
Le sens de cette lettre ouverte est d'alerter sur cette situation et les risques qu'elle entraîne mais aussi de mettre en débat au plus tôt des idées et propositions permettant aux collectivités de conserver et développer leur liberté d'action démocratique et sociale, d'avoir les moyens de répondre à leurs missions d'intérêt général.