Les français vont payer !

Publié le par Nadine Luc, maire adjointe à la Politique de la Ville

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                        Et pourtant d’autres solutions existent… 

 

Les français vont payer…C’est en clair ce que le gouvernement a annoncé : 50 milliards d’euros de baisse des dépenses de l’Etat en 2011…


Cette compression des dépenses publiques, c’est la poursuite et l’aggravation des restrictions budgétaires, c’est le non remplacement d’un départ sur deux à la retraite dans la Fonction Publique, c’est la baisse des aides économiques à la construction de logements, à l’emploi, aux aides sociales, (notamment l’allocation adulte handicapé).  C’est en réalité une diminution des moyens pour les politiques publiques et donc aussi pour les collectivités.


Les conséquences vont être lourdes pour les habitants ! Comment les communes vont-elles pouvoir continuer à développer les services qui combattent les inégalités sociales ? Comment accepter que dans cette période où les gens souffrent des conséquences de la crise, on s’attaque encore à tous les outils de solidarité ?


Nous sommes au mois de juin, à la veille des vacances, enfin pour certains seulement (puisque le taux de départs en vacances des Français est passé de 64 % à 56 % entre 2003 et 2009). Et l’annonce de la fiscalisation des chèques vacances, qui aident avant tout les familles défavorisées, les personnes âgées, les familles monoparentales est une injustice supplémentaire …

 

Le mois de juin c’est aussi le moment de faire le bilan de l’année scolaire et la Cour de Comptes qui vient de publier son rapport nous y invite en tirant la sonnette  d’alarme sur l’accroissement des inégalités des chances entre les élèves.

 

 Mais comment pourrait-il en être autrement quand on sait que l’Education Nationale a supprimé 25000 postes depuis 2007 et que 16 000 postes supplémentaires suivront à la rentrée prochaine (dont 7000 emplois de stagiaires dont la formation professionnelle est sacrifiée…).


Mais comment pourrait-il en être autrement quand on sait que les surveillants chargés de la vigilance quotidienne et de faire du lien qui étaient 50000 en 2004 ne sont plus aujourd’hui que 28000 ? Quand on sait que les Etats généraux de la Sécurité à l’Ecole ont accouché de mesures simplistes et démagogiques .La réponse à l’absentéisme, très préoccupant (quel sens a ou plutôt n’a plus l’école pour certains jeunes ?) va être la suspension systématique des allocations familiales… Mais les allocations ne sont pas des récompenses !!! Elles servent à aider les familles, les supprimer ne peut qu’enfoncer celles qui justement ont le plus de mal à s’en sortir. Au contraire, c’est une démarche d’accompagnement qu’il faut privilégier. Et ce ne sont ni les médiateurs de la vie scolaire, précaires et non formés, ni l’installation de policiers dans les établissements, ni les caméras de vidéosurveillance qui règleront les problèmes !


Comment les inégalités pourraient-elles se réduire avec les menaces qui pèsent sur l’école maternelle, dont les acquisitions qui s’y font, profitent prioritairement aux enfants des milieux défavorisés  et que les systèmes de remplacement envisagés de type jardins d’éveil seront payants ! Comment pourraient-elles se réduire avec l’assouplissement de la carte scolaire dont une étude montre dans toute sa cruauté statistique ce que nous pressentions : une déstabilisation de ce qui fait le cœur du service public de proximité.

 

C’est pour atténuer les effets des inégalités qu’à son niveau le Conseil Général a organisé le Printemps de l’Education où parents, associations, villes ont réfléchi du 25 au 29 mai et élaboré une politique éducative départementale qui prend le pari : réussir, ils en sont tous capables !

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Publié dans Expression des élus

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