« Déficits » budgétaires, « dette » publique, « trou » de la sécu, « gouffre » des retraites… Et si on refusait l'intox ?

Publié le par Patrice Diguet, maire adjoint à l'Urbanisme

Diguet-P-1.jpgC’est une véritable claque que les Choisyens, comme l’ensemble des français ont infligé à la droite et à Nicolas SARKOZY lors des élections régionales de mars dernier. Dans notre ville, près de 70% des suffrages exprimés se sont portés sur la liste soutenue par les partis de gauche, au deuxième tour, réveillant ainsi un nouvel espoir d’un possible changement à deux ans des élections présidentielles et législatives. Pour autant, l’abstention s’enracine mais, comment s’en étonner : la crise sociale s’intensifie. De plus en plus de nos concitoyens vivent mal et, ne croient plus, à travers les expériences d’alternance gauche-droite qu’ils ont vécu, que les hommes politiques peuvent changer leur vie. L’abstention a un sens, l’abstention est un cri de douleur mal contenue : « je n’attends plus rien de personne et je vais chercher à m’en sortir seul… ».

Mais, le résultat des élections régionales est bien là : non, vous n’êtes pas seul. Nous sommes des milliers et nous pouvons changer le cours des choses, en nous unissant, à Choisy comme partout ailleurs, avec la volonté affirmée, de créer un monde meilleur, un monde ou l’Homme est au centre de toutes nos actions. Ne parlons plus d’alternance, mais envisageons vraiment une alternative à cette politique qui détruit l’humain.

Aujourd’hui, la crise s’intensifie, le chômage progresse dans notre ville, comme partout, plongeant des familles dans le désarroi et causant des ravages humains parfois irréversibles. Et, ce ne sont pas les mesures gouvernementales qui se profilent à l’horizon qui vont améliorer les conditions de vie de nos concitoyens, qu’il s’agisse des retraites ou de la réforme annoncée des collectivités territoriales.

A longueur d’années, on nous rabâche que nous vivons au dessus de nos moyens, qu’il s’agisse de nos budgets personnels ou bien encore du budget de notre ville. Il faut donc réformer, c'est-à-dire accepter de nouveaux sacrifices et cela, pour notre bien…

Et, si on refusait l’intox ? Et si l’avenir ne se résumait pas à choisir entre l’épuisement et la pauvreté, entre la peste et le choléra ? Et si on regardait « où est vraiment l’argent disponible » ?

Et si ces « réformes » ne font qu’aggraver les choses, comment faire autrement ? Comment relever ce défi de civilisation ?

Parce que nous , élus communistes et partenaires, avons un regard différent sur la situation politique de notre pays et sur les effets néfastes qu’elle engendre pour notre ville, nous apportons au débat nos propositions pour faire qu’à Choisy, nous puissions nous donner les moyens de répondre de façon pleine et entière aux attentes de nos concitoyens.

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Publié dans Journal du groupe

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