Politique en matière de logement sociaux : il y'a urgence

Publié le par Didier Guillaume, maire adjoint au Logement

Icade.jpegLa France, et singulièrement la région parisienne, vit une crise du logement sans précédent.

 

Le chiffre fait froid dans le dos : 10 millions de Français sont aujourd'hui confrontées à la crise du logement, dont 3,5 millions très mal logées voire sans abri, et 6,6 millions en situation de grande précarité (en instance d'expulsion, vivant dans des copropriétés insalubres...).

Il manque 300 000 logements en Île-de-France, dont 50 000 dans le Val-de-Marne et 2200 demandeurs à Choisy le Roi. C’est insupportable !

"Entre la crise immobilière et la crise du logement, les responsables politiques ont privilégié en 2009 la résolution de la première au risque d'oublier la seconde, voire de l'aggraver", souligne Christophe Robert, directeur des études de la Fondation Abbé Pierre. "Le logement social ne représente plus une priorité gouvernementale", déplore-t-il.

Oui, la période actuelle se caractérise en effet par une absence de projet et d'engagement fort de la politique gouvernementale en matière de logement.

Il faudrait, pour casser cette spirale d’injustice, construire tout de suite 5 000 logements par an dans le département, et ce pendant 10 ans.

A Choisy la municipalité, et notamment ses élus communistes, se bat d’une part pour préserver la ville des promoteurs immobiliers, et d’autre part pour favoriser la création de logements répondant aux attentes et possibilités financières des choisyens, en 10 ans 2705 logements sociaux ont été construits ou réhabilités dont 31,5% de logements sociaux, et 1027 autres le seront d’ici 2012 (dont 49% PLUS/PLAI et PLS). A chaque fois, les élus de droite au Conseil municipal ont voté contre la décision de garantir les emprunts de ces réalisations.

C’est bien le manque de logements sociaux qui met des familles à la merci des marchands de sommeil et de leurs taudis insalubres. Nous demandons l’application immédiate et stricte de l’obligation faite aux villes d’avoir au moins 20 % de logements sociaux ; et pour celles qui refusent, l’Etat doit réquisitionner les bâtiments vides et les terrains vacants pour la construction sociale.

Ainsi, avec la loi de Mobilisation pour le Logement et la lutte contre l’Exclusion (MOLLE), l’abaissement des plafonds de ressources, l’augmentation des surloyers, la remise en cause du droit au maintien dans les lieux, l’État remet en cause les principes de solidarité du mouvement HLM, pour mieux conformer la France aux orientations libérales de l’Union européenne et du traité de Lisbonne. C’est pour cela que nous demandons le retrait de cette loi qui démantèle le logement public.

La réponse de l'Etat à ce besoin de logement est de vendre 10% du parc HLM sur 10 ans. Selon le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu, "1% du parc vendu par an permet de dégager 2 milliards de fonds propres" et "un logement vendu permet de construire deux à trois logements" neufs. "

Mais Cette politique ne marche pas. De fait, sur 40.000 logements mis en vente en 2009, seuls 3.600 ont été vendus, notamment en raison de la crise, du manque de moyens des locataires et des banques moins prêteuses.

L'avenir du logement social en France semble donc bien incertain. D'autant que la part du financement de l'Etat pourrait encore être réduite l'année prochaine…..

 

Pour une réponse à la hauteur de la situation, l’Etat doit s’engager au plus haut niveau en créant un grand service public national du logement, il pourrait être porteur dune véritable politique du logement en France, qui fasse du droit au logement pour tous et partout une priorité. La constitution d’un établissement public foncier en Île-de-France permettrait, dans ce sens, de mutualiser les moyens budgétaires pour l’acquisition de terrains et la relance de la construction de logements sociaux sur tout le territoire, favorisant la mixité sociale.

 

Ensemble, locataires, demandeurs de logement, amicales de locataires nous pouvons faire du droit au logement pour tous et partout une réalité !

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Publié dans Journal du groupe

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